<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0">	<channel>		<title>[blog.toutlecine.com] ygrael : <![CDATA[Dans l'Enfer du Genre]]></title>		<link>http://ygrael.blog.toutlecine.com</link>		<description><![CDATA[Dans l'Enfer du Genre]]></description>		<language>fr</language>		<copyright>Copyright (c) 2006, Hi-pi</copyright>		<generator>Hi-pi RSS 2.0 generator</generator>		<docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>		<pubDate>Fri, 22 Aug 2008 01:47:33 +0200</pubDate>		<item>			<title><![CDATA[The Dark Knight]]></title>			<description><![CDATA[<p><em>De Christopher Nolan.
USA/2008.</em></p>
<p>
                    
</p>
<p>Ok je vais la faire court, je
n'attendais rien de spécial du nouveau Batman. Le reload de
la franchise m'ayant assez motivé a l'époque avant
qu'un re-visionnage tardif ne vienne modifier mon opinion et revoir
l'opus de Nolan fortement a la baisse, j'était donc plus que
patient devant la perspective d'une suite faite par les mêmes
auteurs d'autant que le monstrueux succès de <strong>The
Dark Night</strong> me rappelait celui du premier
<strong>Batman</strong> de Burton et de l'amère
déception qui avait suivit. J'y suis donc allé en
traînant des pieds et j'ai halluciné. J'attendais un
peu tout de même un minimum d'un film de 2h20 affichants de
tels prétentions et un nombre assez conséquent de
personnages et j'ai halluciné (oui je sais je me
répète). C'est assez incroyable de constater que
Nolan, au lieu de corriger les erreurs du premier opus les a
reproduites voir amplifiés. En s'imaginant sans doute que la
construction d'un personnage et l'identification du spectateur a
celui-ci ne peut se passer de conversations, Nolan nous gratifie
d'un nombre incalculable de tunnels de dialogues tous plus
lourdingues les uns que les autres, essentiellement composés
de discours pompeux parfois assez déments autant dans les
prétentions qu'ils affichent que dans leurs total
inutilité, le tout embelli d'une philosophie de comptoir
désarmante de naïveté dans le ridicule qu'elle
affiche ("après les ténèbres de la nuit vient
la lumière du jour" nan mais pitié quoi !) et de sous
intrigues dont on se fout totalement.

Le tout passerais sans doute si Nolan n'était pas un
réals aussi surestimé. Que les dialogue soit pour la
plupart totalement golmons ne poseraient pas de problèmes en
soit s'il étaient relevés d'une réal a la
hauteur du truc, d'un gars qui sache poser des enjeux dramatiques
en trois plans et un montage idoine, le problèmes c'est que
non. Tout y est désespérément inutile. La
direction d'acteur est a l'aune de cette partie verbeuse (qui dure
près d'une heure quarante ) puisque tous y sont plats,
inexistants. Et là je vais me faire pleins de copains
puisque cela engage également Heath Ledger qui livre, dans
cette partie, ce qui est certainement la pire interprétation
de sa carrière. Tout aussi grave Bale semble inexistant,
Caine, Oldman et Freeman sont enfermés dans des rôles
de troisièmes couteaux (ou comment j'suis une grosse loose
de scénariste qui n'arrive pas a donner un rôle
potable ayant un semblant de consistance a des acteurs au talents
hors norme), On se fout complètement de Maggie Gyllenhaal et
d'Aaron Eckhart. L'aspect réaliste, voir naturaliste
entamé sur <strong>Batman Begins</strong> et
développé sur <strong>The Dark Knight</strong> a une
sale tendance a révéler ce que les personnages sont
en réalité, des bonhommes en costumes (le Joker est
une sorte de mélange entre un travelo en fin de partie et un
toxico). Nolan, sans doute très intelligent et
cultivé et tout ça, se croit obliger
d'éloigner Batman de ces éléments principaux:
l'obscurité, les ténèbres. Ces
éléments qui font intégralement partie du
perso, le définisse et font du justicier de Gotham un
être quasi mythologiques, un sombre demi dieux vengeur se
nourrissant de la peur qu'il inspire (Batman de jour, Batman
diurne, Batman en boite de nuit, nan mais pitié quoi !). La
ville de Gotham est elle superbement ignorée, on a
superposé au design foutraque du premier une ville
ressemblant trait pour trait a New York. Bravo ! Nolan se croit
également obligé de répéter ad nauseam
les mêmes motifs visuels. En gros on a droit une dizaines de
fois a des plans aériens de la silhouette de Batounet
trônant au dessus des grattes ciels ou au Joker qui joue au
gros méchants sur des mouvements de caméra centrifuge
que n'aurait pas renier Lelouch (mais ou est Nicolle Croizille bon
sang !). Et sans parler du coté puissamment réflexif
sur l'Amérique post 11 Septembre qui ne semble être
là que pour donner un fond a un vide qui n'en a pas et du
statut de super héros qui n'est qu'a peine
ébauché. Bref c'est une vrai cata, une incroyable
déroute a laquelle j'ai assisté.

Maintenant ceci posé, <strong>The Dark Knight</strong> a
évidemment des qualités. Au bout d'1h40 il se passe
quelque chose, ENFIN le film de Nolan prend un peu d'ampleur. Le
Joker devient enfin ce monstre psychotique, imprévisible et
malsain promit (Ledger est juste monstrueux), un parasite, un virus
dont le seul but semble être le plaisir de la destruction et
de savourer la peur qu'elle engendre. Heckhart, d'habitude si fade,
serait presque aussi effrayant que le Joker si une dimension
pathétique ne venait pas se superposer au statut de super
vilain de Double Face. Batman révèle sa vrai part
d'ombre en torturant (mais pas trop quand même) un Joker sans
défense et les multiples épreuves
préparé par le cinglé au sourire si
caractéristique réserve quelques sueurs froides qui
m'ont quelques peu venger du lamentable spectacle décrit
ci-dessus. Le montage se resserre et coté Mannien
revendiqué par Nolan ressort enfin positivement mais sans
plus, disons que ça donne un petit plus qui ne fait cheveux
dans la soupe. Mais en fait c'est un peu trop tard, le mal est
fait. Même si ces dernières quarante dernières
minutes valent effectivement le coup, elles laissent
également un gout amère, celui du putain de film que
<strong>The Dark Knight</strong> aurait du être si Nolan
avait était moins prétencieux. Bref la prochaine fois
si on pouvait remplacer Nolan par quelqu'un d'autre (David Twohy au
secours) mais là faut pas rêver non plus ou si Nolan
pouvait juste arrêter de pêter plus haut que son cul,
faire preuve d'humilité et se mettre a son niveau, celui
d'un honnête réalisateur quand même capable de
faire des bons films tout simplement.</p>
]]></description>			<link>http://ygrael.blog.toutlecine.com/4587/The-Dark-Knight/</link>			<comments>http://ygrael.blog.toutlecine.com/The-Dark-Knight-21082008-151846-lp-4587.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://ygrael.blog.toutlecine.com/4587/The-Dark-Knight/</guid>			<pubDate>Thu, 21 Aug 2008 15:18:46 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Le Batman d'Orson Welles]]></title>			<description><![CDATA[<p> </p>
<p>Heurm... Bon c'est vrai que
l'intituler est plutôt mensonger, voir assez racoleur puisque
jusqu'au jour d'aujourd'hui rien ni personne n'as pu étayer
cette vieille rumeur lancé en 2003 par Mark Millar sur le
net. Ça n'a par contre pas empêché certains de
faire un peu de bidouille en s'amusant a concrétiser une
partie de ce rêve hautement fantasmatique avec ces faux
trailers assemblés avec des bouts de <strong>La Dame de
Shanghai</strong>, <strong>La Splendeur des Amberson</strong>,
<strong>The Stranger</strong>, <strong>Little Cesar</strong>,
<strong>Asphalt Jungle</strong>, <strong>l'Homme qui rit</strong>
(entre autres) et les sérials de l'époque. Le cast
est donc assez monstrueux puisqu'en dehors de Welles dans le
rôle de Bruce Wayne ont retrouve en vrac Marlène
Dietrich (Cat Woman), Edward G. Robinson (le Pingouin), Joseph
Cotten (Gordon) ou Conrad Veidt (le Joker). La suite du trailer se
trouve <a href=
"http://www.youtube.com/watch?v=iU0Ivs55-Hw&feature=related">ici</a>
et un autre <a href=
"http://www.youtube.com/watch?v=Gpe5lJCabbI">là</a>. Enjoy
!</p>
]]></description>			<link>http://ygrael.blog.toutlecine.com/4586/Le-Batman-d-Orson-Welles/</link>			<comments>http://ygrael.blog.toutlecine.com/Le-Batman-det-039-Orson-Welles-21082008-112537-lp-4586.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://ygrael.blog.toutlecine.com/4586/Le-Batman-d-Orson-Welles/</guid>			<pubDate>Thu, 21 Aug 2008 11:25:37 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Régénération]]></title>			<description><![CDATA[<p><em>De Raoul
Walsh. USA/1915.</em></p>
<p><em>                         
</em></p>
<p> </p>
<p><em>Owen est
enfant quand sa mère décède. Adopté par
une famille de voisins, le jeune homme se sauve et apprend les
dures lois de l'existence des quartiers pauvres. Devenu chef de
gang, Owen verra sa vie changé avec la rencontre d'une jeune
institutrice.</em></p>
<p><strong>Régénération</strong>
est un film important a plus d'un
titre. Débauché de la Biograph* par William Fox,
Walsh se retrouve a la tête d'un projet ou, pour la
première fois, il jouit d'une total liberté. Walsh
remanie un scénario bâtit autour d'une situation
convenu afin de lui donner plus de dureté et tourne sur les
lieux même de l'action, le quartier du Bowery a New
York, que le réalisateur connaît bien puisque cet
endroit fut le terrain des jeux de son enfance. Très
loin des tournages encadré et professionnel actuel, celui de
<strong>Régénération</strong> est une aventure
quasi épique. Pour les besoins de la scène du bateau
en flamme Walsh engage deux truands du Hell's Kitchen, un quartier
mal famé, dont le rôles est de fournir le plateau en
figurantes et figurants. Les femmes, pour la plupart des
prostituées, n'étant pas assez nombreuses Walsh
décide de travestir une partie des figurants masculin. Il
donne également comme instruction aux deux truands de
veiller a ce que tout le monde saute du bateau au moment voulu. Les
deux lascars prirent leurs rôles très a c&oelig;ur
puisqu'il allèrent jusqu'à balancer le comptable
(portant sur lui une sacoche contenant la paie des figurants) a la
baille. C'est a cet instant que Walsh remarque le manque de sous
vêtements de certaines de ces dames tandis que les
fumigènes simulant les flammes de l'incendie alertes les
pompiers et les policiers du coin qui coffrent Walsh pour troubles
a l'ordre publique et outrages au moeurs. Walsh ne dut son salut
qu'a l'intervention de Winfield Sheehan, un ancien journaliste
devenu producteur et ami de Walsh. William Fox est excessivement
satisfait de la publicité gratuite amené par
l'équipé (près de 20 000 personnes ont
assistés au "spectacle" qui fit également la une des
journaux) mais le seul hic c'est que l'intimité
dévoilé de certaines des figurantes a
été fixé sur pellicule au moment ou leurs
robes bouffantes se soulevèrent pendant la chute dans les
eaux de l'Hudson. Walsh dut embaucher en catastrophe un monteur
spécialisé dans le sauvetage de films afin de
s'éviter les quelques désagréments que lui
aurait occasionné une plainte du comité de censure
d'un pays passablement conservateur. Le monteur gratte la pellicule
afin d'attribuer un sous vêtement fort disgracieux aux
figurantes si peu avares de leurs charmes.</p>
<p><em></em></p>
<p>Au-delà de l'anecdote
truculentes et de son statut de premier "vrai" long métrage
de Walsh, <strong>Régénération</strong> doit
son importance d'être également le premier long
parlant du milieu de la pègre et des gangsters, faisant
suite au <strong>Mousquetaires de Pig's Alley</strong> de D. W.
Griffith premier court métrage d'une dizaine de minutes sur
le milieu criminel tourné en 1912. Basé sur
l'autobiographie d'Owen Kildare, un ancien criminel illettré
détourné des sentiers du crime par une institutrice
et devenu journaliste,
<strong>Régénération</strong> n'emploie pas
exactement les même chemins que son illustre mentor qui
situait son film entre romantisme et réalisme. Walsh
empreinte la voie du vérisme, la grande majorité des
"acteurs" joue en fait leur propres rôles, et donne a
<strong>Régénération</strong> un cachet quasi
documentaire assez troublant de naturalisme. La misère
semble transpirer des photogrammes qui décrivent des rues,
des bars ou des appartements d'où suinte une
pauvreté et une misère qui y sont décrit comme
le berceau de la criminalité. Il y a dans ce film une
définition de certains traits définissant
l'illustration cinéma du gangster. Son caractère
presque enfantin, son attitude gouailleuse et sa propension a la
mélancolie. Walsh, contrairement a certains de ces
successeurs, ne joue pas sur l'aspect romantique ou
mystérieux du personnage et de son milieu, ne cherche pas a
l'iconiser ou a en faire un héros. Owen est un gentil
méchants (ou l'inverse), un personnage entier qui
préfigure quand même pas mal les grandes figures
picaresques qui vont traverser la carrière du grand
cinéaste américain, justement fascinantes pour leurs
réalisme, leurs vraisemblance. L'institutrice est
elle-même une matrice des personnages féminins qui
chez Walsh ont toujours une place importante dans le récit,
ici celle de déclencheur de la prise de conscience d'Owen
qui va se détourner du crime et emprunter les chemins de la
rédemption, avant que son passé ne ressurgisse et
provoque le drame. Malgré la courte durée de
<strong>Régénération</strong> il est
étonnant d'en constater la complexité narrative car
en plus d'être une peinture réaliste des quartiers
pauvres de l'époque le récit est également une
mini fresque qui décrit le parcourt du jeune gangster. De
l'enfance, la première scène découvre Owen
regardant le cadavre de sa mère emporté par une
ambulance. De l'adolescence pendant laquelle Owen va apprendre la
loi des quartiers, la force donne raison a celui qui l'emploie
victorieusement, ou il va se faire remarquer pour ces talents de
puncheur jusqu'a l'age adulte, a la tête d'un gang.
<strong>Régénération</strong> emploie un
nombre conséquent de personnages secondaires ayant tous une
consistance et un rôle faisant sens avec le récit et
ces enjeux dramatiques ou symboliques.
<strong>Régénération</strong> est
également un film vraiment bien gauler, le médium
cinéma n'ayant que vingt ans il est assez impressionnant de
constater que Walsh, digne élève de Griffith, utilise
déjà un langage parfaitement maîtrisé,
sobre, énergique et par instant presque lyrique. Le plus
souvent en plans fixes la caméra effectue quelques
très beaux mouvements d'appareils dénués de
toute gratuité, le tout conduit par le sens du rythme
typique du cinéma de Walsh.</p>
<p></p>
<p>Après cet
première &oelig;uvre marquantes, qui fut d'ailleurs
longtemps considéré comme perdu et finalement
retrouvé à la fin des 70's, Walsh allait changer de
genre en s'essayant avec succès a l'aventure ou au western
(<strong>Le Voleur de Bagdad</strong>, <strong>La Piste des
Géants</strong>) avant de revenir au film de gangsters a la
fin des 40's avec le sublime <strong>Les Fantastiques Années
Vingt</strong> qui fut en même temps un ultime soubresaut
d'un genre qui connu un énorme succès au tout
début des 30's (<strong>Scarface</strong> de Hawks,
<strong>L'Enemi Publique</strong> de William Wellman, <strong>Le
Petit César</strong> de Mervyn LeRoy) et une
réflexion mélancolique et réaliste sur un
personnage central de l'histoire du cinéma US. Walsh
retrouvera le gangster dans l'excellent <strong>La Grande
Évasion</strong>, a la base prévue pour John Houston
qui en écrivit le scénario, qui définissait
son héros (Humphrey Bogart) comme être
dépassé par son époque et donc condamné
a un destin tragique un et dans cet énorme coup de boulle
qu'est <strong>L'Enfer est a lui</strong>.</p>
<p><em>*la compagnie
de D. W. Griffith dont Raoul Walsh fut un des assistants, il joue
également John Wilkes Booth, l'assassin d'Abraham Lincoln
dans Naissance d'une Nation.</em></p>
<p>- Livres consultés:
<em>Un demi siècle a Hollywood</em> de Raoul Walsh,
<em>Raoul Walsh ou la saga du continent perdu</em> de Michael Henry
Wilson et <em>Le Crime a l'écran: une histoire de
l'Amérique</em> de Michel Ciment.</p>
]]></description>			<link>http://ygrael.blog.toutlecine.com/4488/Regeneration/</link>			<comments>http://ygrael.blog.toutlecine.com/Regeneration-09082008-014413-lp-4488.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://ygrael.blog.toutlecine.com/4488/Regeneration/</guid>			<pubDate>Sat, 09 Aug 2008 01:44:13 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Tr2n, reload du trailer mega-Tichoux !]]></title>			<description><![CDATA[<p> </p>
<p>Derrière cet
étrange intitulé se cache en fait <strong>Tron
2</strong>. Diffusé a la surprise général
pendant le dernier Comic-Con, le trailer de <strong>Tr2n</strong> a
immédiatement provoqué une surchauffe
général et un buzz immédiat, quand ou voit le
résultat on comprend pourquoi. Selon les rumeurs
<strong>Tr2n</strong> devrait sortir au alentour de 2010/2011.
Désolé pour la qualité mais c'est ce que j'ai
trouvé de mieux. Ce trailer a, selon l'excellent
<a href=
"http://forgottensilver.blogspot.com/2008/08/tron-2-les-coulisses-du-trailer.html">
Forgotten
Silver</a>,
été en partie drivé par Lasseter lui
même. Enjoy !</p>
<p>Et profitez en car le trailer
disparaît a vu d'oeil des sites hébergeurs de
vidéo.</p>
<p> </p>
]]></description>			<link>http://ygrael.blog.toutlecine.com/4427/Tr2n-reload-du-trailer-mega-Tichoux/</link>			<comments>http://ygrael.blog.toutlecine.com/Tr2n--reload-du-trailer-mega-Tichoux---04082008-231024-lp-4427.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://ygrael.blog.toutlecine.com/4427/Tr2n-reload-du-trailer-mega-Tichoux/</guid>			<pubDate>Mon, 04 Aug 2008 23:10:24 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[WALL-E ...In the Sky with Diamonds !]]></title>			<description><![CDATA[<p><em>d'Andrew Stanton.
USA/2008.</em></p>
<p></p>
<p> </p>
<p>Si vous n'avez pas encore vu
<strong>WALL-E</strong> allez y c'est que du bonheur ! Sinon vous
pouvez toujours perdre un peu de votre temps a lire cet
article...</p>
<p>La presse c'est empressé
de voir dans le dernier Pixar un film a forte connotation
écologique, mettant en avant la prouesse technologique et le
fait qu'une bonne partie de <strong>WALL-E</strong>
réussissait le prodige d'être "muet", un peu comme si
c'était la première fois dans l'histoire qu'un film
réussissait a exprimer quelques chose en se passant du
langage "parlé". Je ne reviendrais pas sur ce dernier point
(voir <a href=
"http://www.dvdrama.com/news-27660-charlie-buster-et-wall-e.php">cet excellent article</a> qui vous expliquera mieux que je ne saurais le faire la
stupidité d'une telle affirmation et les rapports
étroits qu'entretient <strong>WALL-E</strong> et le
cinéma muet) et je pourrai presque comprendre le premier,
mais avant de d'attaquer vraiment j'aimerai d'abord exprimer ce qui
me semble être le plus important dans
<strong>WALL-E</strong>. A savoir que le dernier né de chez
Pixar est une merveille de drôlerie, d'humanisme, de rythme,
de fluidité, nanti d'un design de ouf et se passant
effectivement le plus souvent du langage afin d'expliciter des
sentiments primordiaux. Ce faisant Andrew Stanton signe une
superbe déclaration d'amour au cinéma dans ce qu'il a
de plus beau, a travers son langage et débarrassé de
l'obligation de faire parler ces héros (qui d'ailleurs n'en
ont pas besoin) <strong>WALL-E</strong> se présente comme un
exemplaire manifeste de cinéma pur, sublimant a chaque
instant le médium a travers l'utilisation virtuose de son
langage visuel (un langage en remplace un autre).</p>
<p>WALL-E est l'unique robot
survivant d'une opération massive de nettoyage d'une Terre
dévasté par la pollution pendant que les humains ont
fuient en se réfugiant dans l'Espace. En 700 ans d'existence
WALL-E s'est constitué une personnalité propre et un
musée dans lequel il entrepose les "reliques" de l'ancien
temps retrouvés sous les gigantesques tas d'immondices qui
constituent son univers. C'est dans cette première partie
que l'on peu comprendre pourquoi certains y ont vu un film a
"message", réflexe tout a fait compréhensible sachant
que la Terre de <strong>WALL-E</strong> est une extrapolation
catastrophiste de ce qui pourrait advenir de notre planète.
Honnêtement j'avoue ne pas avoir vu les choses de la
même façon, tel quel et en suivant le même
raisonnement on pourrait dire que <strong>Ratatouille</strong> est
un vibrant plaidoyer en faveur de la vrais cuisine française
ou faire des <strong>Indestructibles</strong> une &oelig;uvre
militante en faveur de la protections des super héros.
Raisonnement facile qui évite de se pencher sur ce que je
considère comme étant les vrais enjeux du film (et
qui trouvent justement une curieuse résonance dans la
réception du film dans les médias). WALL-E en
collectant des objets n'a pas fait que se constituer un
musée mais a exhumé une part de ce que
l'humanité a échanger (ou perdus) contre les mirages
de la surconsommation et de la technologie. Quand WALL-E
débarque dans le vaisseau abritant ce qui reste de
l'humanité, lui et Eve ont inconsciemment emportés
avec eux quelques artefacts qui, de manière involontaire et
comique, rappelleront a l'homme ce qu'il est, d'où il
vient et surtout ce qu'il a oublié et perdu: les sentiments,
l'effort et le travail et surtout sa capacité a
s'émerveiller, a la naïveté la plus
sincère. Ces artefact sont un briquet (le feu), de la terre
et la petite plante (l'air et l'eau), soit les composantes
symboliques primordiaux essentiel de la vie.</p>
<p>Des indices sont laissés
au spectateur lui laissant le soin de reconstituer la chaîne
d'événements qui ont présidé a la
catastrophe. En filigrane, ce que condamne Stanton c'est bien
l'extraordinaire capacité de l'homme a se laisser aller a la
plus extrême des facilités, s'abandonnant aux
artifices de la technologie en entraînant des
conséquences dramatiques. Ce n'est donc pas seulement un
"message" que film véhicule mais bien un profond
questionnement sur la nature de l'homme et surtout de son devenir,
si celui-ci décide de poursuivre sur cette voie tracé
par le refus de regarder les choses en faces et de mesurer les
conséquences de son mode de vie purement hédoniste.
Il est remarquable de constater que l'homme, dans un pur
réflexe de déni, continue de perpétuer les
même erreurs mais cette fois dans l'espace. Les
premières images de <strong>WALL-E</strong> sont de superbes
plans détaillants les paysages cosmiques, images
poétiques ou ne manque que le Surfeur d'Argent traversant
gracieusement... houlà mais je commence a
m'égarer là ! Puis nous découvrons en
même temps que WALL-E l'univers des hommes, une incroyable
concentration de ce qu'est la société de consommation
dans ce qu'elle a de plus agressive et de plus addictive, un
cauchemar au couleurs flashy en forme de paradis qui a fait
oublié a l'homme la plus petite notion de besoin. Le revers
de ce "perfect world" se trouve dans ces bas fond, là ou
sont rejetés tous les déchets. Ce sont alors les
même images qui apparaissent, des monticules d'ordures a
perte de vu, identiques a ceux qui recouvrent la Terre. Et tout
comme sur Terre des agents mécanisés sont
chargés de débarrasser l'encombrante masse de
détritus en les rejetant a l'extérieur, polluant
ainsi les vastes étendu spatiales.</p>
<p>Comme tout bon film de Science
Fiction WALL-E paye sa dette a un glorieux aîné, ici
le chef d'&oelig;uvre de Stanley Kubrick <strong>2001
l'Odyssée de l'Espace</strong>. Loin de n'être qu'un
simple clin d'&oelig;il fait aux cinéphiles le film de
Kubrick voit quelques une de ces scènes et personnages
réinterprétés (Hal 9000, le sauvetage de
Franck Pool ou le regard des singes en direction des
étoiles) mais ce qui est épatant c'est de voir a
quel point certains thèmes sont communs aux deux films et
surtout a quel point la référence et sa variation
sert le récit. A la fin de <strong>2001</strong> Kubrick
insinuait que l'homme devait se débarrasser de la
technologie pour accéder a un stade supérieur de son
évolution, dans <strong>WALL-E</strong> Stanton nous dit que
c'est en se débarrassant d'une technologie devenu quasi
tyrannique (qui n'est finalement que le reflet du renoncement de
l'homme face aux problèmes) que l'humain peut se
réinventer en redécouvrant les choses non pas simples
mais élémentaires, bref de redevenir... des hommes
tout simplement. Mine de rien le discourt sous tendu est assez
hardcore puisqu'il suggére que l'homme, avant de se relever
devra d'abord toucher le fond. Une dernière chose sur le
générique de fin. Mis a part le fait que celui-ci met
a littéralement genoux pour sa renversante beauté, il
est également fascinant de voir que ce moment décrit
la réappropriation par l'homme de son identité a
travers différentes manifestations de style pictural. Se
faisant Stanton inscrit les arts comme faisant partie de
l'évolution de l'humanité dans ce qu'elle a de
meilleur et il n'est sans doute pas innocent de voir que WALL-E
puis Eve et enfin les humains vont découvrir ou
redécouvrir les sentiments... grâce a un film (et
la on n'en revient a "Ce faisant le film d'Andrew Stanton est une
superbe déclaration d'amour au cinéma dans ce qu'il a
de plus beau").</p>
<p>Voila j'ai fini ma petite
bafouille, comme tout le monde je me suis pris une grosse claque et
je pense très sincèrement que
<strong>WALL-E</strong>, sous couvert du statut de film familiale
"intelligent" a tendance écolo vendu par ces grosses
feignasses de média, est sans doute un des films de SF les
plus complexes et intelligent qui soit, parce que bien
évidemment je n'ai fait qu'effleurer la surface et que les
quelques réf Mythologiques (Sisyphe) ne sont sans doute pas
un hasard. Et tout ça grâce au croisement d'une boite
de conserve et d'un radar fixe...</p>
<p>                         </p>
<p>Ah oui je ne sais pas si je vous
l'ai déjà dit mais ...Si vous n'avez pas encore vu
<strong>WALL-E</strong> allez y c'est que du bonheur !</p>
<p> </p>
]]></description>			<link>http://ygrael.blog.toutlecine.com/4424/WALL-E-In-the-Sky-with-Diamonds/</link>			<comments>http://ygrael.blog.toutlecine.com/WALL-E----In-the-Sky-with-Diamonds---03082008-220930-lp-4424.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://ygrael.blog.toutlecine.com/4424/WALL-E-In-the-Sky-with-Diamonds/</guid>			<pubDate>Sun, 03 Aug 2008 22:09:30 +0200</pubDate>		</item>	</channel></rss>