The WolfMan: le trailer  (News & trailers) posté le lundi 17 novembre 2008 16:27

 

Je ne peut pas dire que le trailer du dernier film de Joe Johnston m'est transporté de joie. Même si cela ne reste qu'un bootleg de mauvaise qualité capturé pendant le dernier Comic Con, on peut se permettre de rester circonspect devant le résultat final de la chose. La sortie de The Wolfman est prévu chez nous le 08 Avril 2009. Wait & see...

Important: Dans l'Enfer du genre déménage a cette adresse. Faite moi donc le plaisir de passer de temps a autre zieuter les mises a jour a venir et laisser vos commentaires. J'en profite pour remercier toutes les personnes qui ont a un moment laissés un ou plusieurs commentaires et ont par le fait participées a la vie de ce blog.

@+ (enfin j'espère)

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Mesrine, l'instinct de Mort  (Gangster) posté le mardi 11 novembre 2008 20:39

Après un développement passablement houleux, le premier épisode du diptyque produit par Thomas Langmann et réalisé par Jean-françois Richet sort enfin sur nos écrans et on ne peut pas dire de la vision de la chose donne envie d'en voir beaucoup plus. En gros et pour résumé Mesrine, l'instinct de Mort c'est le grand, un énorme vide. Ne connaissant aucun des autres films français de Richet, je ne me permettrais pas d'y accoler un commentaire mais par contre, ayant subi son lamentable remake d'Assaut de Carpenter (vous savez, celui qui est en fait un remake de 58 minutes pour vivre avec les dialogues bourrés de philo de comptoir et une envie manifeste de s'éloigner de tout ce qui faisait la réussite de l'original), j'avais quelques doute sur les capacités du réalisateur a rendre vivant ce biopic et surtout a lui donner toute l'envergure nécessaire. Mesrine est un film de gangster que l'on pourrait situer dans l'ombre des films de Scorsese dans le sens ou tout comme Casino ou Les Affranchis le film de Richet est une fresque ambitieuse décrivant le parcours véritablement hors norme de Merisne, sauf que dans l'ombre l'instinct de Mort va y rester. Une mise en scène aléatoire au mieux insupportable au pire, une photo dégueu (vas y que j'te tartine du rouge ou du bleu a la truelle) et des partie pris de réalisation qui voudrait placer Mesrine dans la droite lignée du ciné US des 60/70's (en s'imaginant sans doute que le split screen a go go ça rend intelligent). On aura donc tout le temps de mesurer la différences fondamentale entre les intentions de départ et le talent utilisé dans l'illustration de l'histoire. En fait on ne sait jamais vraiment ce que Richet veut faire. Mesrine se veut il une entreprise de démystification? une illustration neutre et "réaliste" ou une iconisation du gangster ? La réponse viendra sans doute du deuxième épisode (que je n'irais pas voir) mais ce qui est par contre tout a fait perceptible c'est que Richet échoue totalement a créer une quelconque empathie ou tension dramatique. On se fout complètement de savoir que Merisne a connu l'Algérie (la scène est d'ailleurs une série de plans tous plus pourris les uns que les autres), qu'il reproche a son père son passé pendant la guerre, ces histoires d'amour et de cul, on peut également faire le même commentaire sur la violence qui au lieu de créer le malaise n'évoque rien d'autre que l'indifférence. Bref on s'en fout et on veut juste une chose, que l'on file des projet ambitieux au réalisateurs capables de les concrétiser, chose naturel qui semble vraiment poser problème en France. Ce qui est dommage dans l'affaire c'est que l'on repassera une foi de plus pour le grand film de gangster français (l'hilarant Truands de Schoendoerffer vous vous souvenez ) parce que la vie de Merisne a un vrai potentiel et constitue un putain de matériau pour un film digne de ce nom, et que la distribution tout en étant était excellentes se révèle clairement sous exploité (Cécile de France ou Depardieu) et donc gâché.

Une autre fois peut être (ou pas) !!!

 

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Hellboy II : You Can Suck My Ectoplasmic Schwanzstucker!  (Fantastique/Horreur) posté le dimanche 02 novembre 2008 17:52

Avant de commencer l'écriture de cet article, précisons tout d'abord que j'ai visionné la chose deux fois, une en VF et l'autre en VOSTF.

Hellboy 2 est une semi déception avec d'énormes qualités ! Abandonnant l'univers lovecraftien du premier épisode, Del Toro déplace les aventures d'Anung Un Rama dans la cosmogonie des mythes celtiques, prolongeant ainsi l'univers fantastique (et le bestiaire qui en découlait) de son précèdent chef d'œuvre Le Labyrinthe de Pan. Hellboy doit donc empêcher le prince Elfe Nuada de reconstituer la couronne permettant de ressusciter l'Armée d'Or, une invincible force de destruction construite en des temps légendaire afin d'anéantir la race humaine. Mais la grosse pivoine rouge doit également gérer ces problèmes relationnel avec l'incendiaire Liz et faire face a son nouveau supérieur, le medium ectoplasmique Johan Krauss pendant qu'Abe Sapien se découvre des sentiment amoureux devant la princesse Elfe Nuala, la sœur de Nuada. Si l'univers proposé est en rupture complète avec celui du précédent opus sa tonalité en est elle le prolongement directe. Potache et cool Hellboy l'était déjà, Hellboy 2 l'est encore davantage. Del Toro ne s'est pas vraiment caché de l'admiration qu'il vouait a Men In Black et clairement le film de Barry Sonnenfeld est une des références majeur d'Hellboy 2, mais la où le bas blesse c'est qu'en l'état il s'agit plus de Men In Black 2 dont il s'agit ici. Les scènes comiques et les nombreuses punchlines de Ron Perlman ont toutes a peu près le niveau d'une blague de cul raconté par un chauffeur poids lourd ukrainien dans les derniers stades d'une cuite au mezcal et, beaucoup plus dommageable, sont gravement handicapées par un manque total d'une quelconque rythmique humoristique qui les rendrait drôles, exception faite de l'hilarant "combat" qui oppose Krauss et Hellboy, sans doute le moment le plus fun du film. Le traitement du personnage de Tom Manning étant particulièrement révélateur de cet échec, celui-ci qui était a crever de rire dans le premier n'est ici qu'au mieux légèrement amusant au pire inexistant. A l'instar de l'humour la relation Hellboy/Liz n'est pas une grande réussite et handicape sérieusement le déroulement de l'action, en gros on s'en fout comme de l'an 40, Del Toro manque totalement de nous impliquer dans cette relation pour le moins conflictuelle alors que celle naissante entre Nuala et Abe apparaît comme étant plus touchante mais sans toutefois toucher des sentiments d'émotions. Je ne m'étendrai pas sur le score d'Elfman, absolument catastrophique tellement celui-ci est a l'ouest. En bref le ressentit émotionnel s'en retrouve gravement amenuisé mais ce n'est au final pas si grave que cela puisque l'intérêt principal de cette suite est ailleurs. Définitivement.

Depuis Chronos Del Toro a toujours cultivé une vision radical du fantastique et de ces différentes mythologies tout en y apportant des obsessions personnels ainsi que des thématiques récurrentes. Chronos était une vision "matérialiste" du vampirisme traversé par l'idée de la corruption physique, une obsession pour les mécanismes - récurrente dans toute son œuvre -  la symbolique ésotérique, les différences entres la monstruosité physique et mental et surtout LE grand thème du cinéma de Guillermo Del Toro, par celle de l'enfance solitaire. Mimic revisitait le film de monstre par le billet du fascination du monde d'en bas (ici les métros et égouts New Yorkais), de l'enfance (et de sa mort) et d'une foultitude de détails organiques (la merde des insectes qui pendouille des plafonds par exemple) généralement "évacué" des productions du genre. L'Échine du Diable fut une pure prolongation des thèmes abordés par Chronos - autant que l'évocation caché de l'enfance douloureuse de Del Toro - mais cette fois au travers du film de fantôme situé pendant la guerre civil espagnol tandis que Blade 2, tout produit de commande qu'il est, permis a Del Toro de se frotter au film d'action tout en l'investissant de ces thèmes préférés et de se livrer a un exercice d'alchimiste qui consistait a fusionner divers éléments de la culture populaire dans ce qu'elle a de plus vaste en un tout cohérent, réussissant a faire cœxister dans un même métrage Murnau, Bava, Shakespeare et Kawajiri. Si réussit soit il Blade 2 ne fut qu'un laboratoire servant a l'élaboration d'un autre projet de Del Toro, l'adaptation du comics culte de Mike Mignola : Hellboy. Si Del Toro se servit explicitement d'un épisode en particulier - les germes de la destruction - pour son film il s'éloigna pourtant de l'ambiance général de l'œuvre de Mignola, de toute façon quasi impossible a rendre en live, pour attirer a lui l'univers du démon en quête d'humanité et le remplir de sa personnalité, de ces thèmes récurrents et de ces idées quelques peu déviantes (a la plus grande joie de l'auteur de ces lignes). Ainsi Hellboy devint un adolescent en quête de l'amour de Liz Sherman, une mutante au pouvoir littéralement incendiaire, en conflit avec son père adoptif - Brom Bruttenholm - et combattant son autre père symbolique Raspoutine, Kroenen devint une sorte d'horloge/zombie/nazi aussi muet qu'une carpe et mortel qu'un grand blanc mais plus que tout Hellboy fut une énorme déclaration d'amour aux monstres, qu'ils soit bon ou mauvais et a un univers fantastique fait de visions cosmique lovecraftienne, de créatures monstrueuses et de citée souterraines cachée sous un immense cimetière gothique enseveli sous la neige, le tout rythmé par l'humour bon enfant insufflé par Del Toro et quelques bastons destroy directement issue des comics book US. Une excellente adaptation seulement parasité par une fin trop vite expédiée - une des rares scènes ou les limites du budget se font sentir - et par quelques problème de rythme. Le Labyrinthe de Pan fut une véritable consécration. Présenté et superbement ignoré par le jury du festival de Cannes - présidé par un Wong Kar Wai dans les vapes - alors que le chef d'œuvre de Del Toro reçu la plus belle ovation de l'édition (22 minutes d'applaudissements non stop, respect) n'empêcha pas l'excellente carrière commercial du film et son énorme succès critique. Prolongeant les thèmes qui lui sont chers, Del Toro construisit un somptueux univers féerique référentiel - d'ou pointait les ombres de Jérôme Bosch, d'Hayao Miyazaki et d'Arthur Machen - autant qu'inquiétant dans le reflet donné a une réalité autrement plus monstrueusement, celle de l'extrême solitude d'une enfant dans l'horreur de la guerre civil espagnol.

Prévu pour être la deuxième partie d'une trilogie, Hellboy 2 et Del Toro s'éloigne des œuvres originelles - le premier film et le comics - pour finir de s'approprier totalement le personnage et son univers et en profiter pour prolonger l'univers invoqué par Le Labyrinthe de Pan. Ainsi le palais du roi Balor rappelle celui du roi elfique du précédent film de Del Toro, L'ange de la Mort est une résurgence évidente du Pale Man, la bataille qui sert d'ouverture rappelle par ces tonalités chromatique le prologue du Labyrinthe. Tout comme dans Blade 2 Del Toro propose une immersion total, débarrassé d'une quelconque représentation de la réalité et centré sur l'élaboration d'un univers foisonnant et magnifique qui n'as tout simplement pas d'équivalent (même si par moment on pense a Cabal de Clive Barker ou a Star Wars) ou se croise les univers sombre de Giovanni Batista Piranesi, d'Arthur Rackham, de JRR Tolkien, Miyazaki, d'un folklore celtique ici complètement réinterprété (les Tuatha dé Danaan, Balor, les différentes légendes de guerriers et d'armée endormies attendant l'heure de leurs résurrection dans les profondeurs de la terre), de Ray Harryhausen et Jim Henson (Dark Crystal). Le résultat est une suite scènes au design monstrueusement jouissif généralement accompagnées de bastons dantesques (la mort de Balor, le marché des Trolls, la résurrection de l'armée et le combat Hellboy/Nuada, le musée) avec comme point d'orgue le duel contre la divinité sylvestre, instant de pure bonheur graphique doublé du seul vrai moment de magie, d'émotion du film dans l'agonie du dieu élémental et la réaction de Liz face a une foule d'humains effrayés par leurs protecteurs. On aura droit a une foultitude de décors puissamment évocateurs d'évasion, d'imaginaire, de mystère et de créatures parfois mortel mais toujours magnifiques (le golem, Mr. Winck, l'ange de la mort,...), avec a leurs tête le couple tragique formé par le prince Nuada et sa sœur Nuala, Luke Goss et Anna Walton tout deux excellents. Bref de l'aventure, de l'action, du mystère et de l'imagination… Ce que le cinéma est aujourd'hui incapable d'offrir au spectateurs. C'est dans l'immense générosité d'un Del Toro qu'Hellboy 2 devient important, dans son envie d'offrir un gros morceau de pelloche anthologique par son entassement de belles et bonne choses même si le résultat reste quelques peu bancal. Si la liaison entre Liz et Red est complètement foiré le développement d'Abe Sapien est lui une réussite, drôle et souvent émouvant son personnage suscite un peu d'émotion surtout dans son attirance avec Nuala mais sans toutefois susciter une vrais profondeur. La petite cerise sur le gâteau est l'introduction de Johan Krauss, fonctionnaire procédurier a l'accent germanique et antagoniste d'Hellboy, personnage immédiatement attachant dans sa bizarrerie plus que pour une réel qualité d'écriture (mise a part une réplique d'anthologie ces dialogues sont tout aussi plats que ceux du reste du casting). Paradoxalement c'est la bonne humeur général du film qui joue en sa défaveur, jamais on ne ressent le parfum d'apocalypse sensé précéder la fin du monde mais ce qui aurai pu être un défaut majeur passe finalement au second plan parce qu'Hellboy 2 est blindée de scènes d'action absolument énormes dans lesquelles Del Toro déploie assez de talent dans la maîtrise de ces cadres, de ces mouvements et raccords, de la gestion de l'espace et du temps (des ralentis toujours opportuns) pour se convaincre qu'il est aujourd'hui non seulement au dessus du panier mais tout simplement qu'il s'agit d'un des meilleurs réalisateur actuellement en activité, tout pays confondu.

Si tout un pan de la mythologie est ici évoqué et sert de base a l'histoire, l'autre grande influence d'Hellboy 2 sort tout droit des comics de la Marvel et en particulier Les Quatres Fantastiques dont on reconnais l'influence dans l'ambiance conflictuel du groupe, la description des vie privés de ces membres (une planche comme celle représentant Johnny Storm en train de faire chier Ben Grimm pendant que celui-ci se lave les dents était tout juste révolutionnaire a l'époque de son édition) pendant lesquelles Del Toro prend un luxe hallucinant aujourd'hui : Il prend le temps, le temps de montrer Abe et Hellboy improviser un duo sur une chanson d'amour un peu kitchos pour enchaîner sur une cuite. Bref de montrer ces personnages vivres leurs vie (même si c'est pas toujours intéressant ou réussi). On pourrait aussi citer les X-Men pour le rejet qu'ils suscitent devant la populace "humaine", incapable de comprendre que ces "monstres" sont aussi leurs protecteurs, et pour le coté maverick de l'expédition qui les conduira en Irlande du Nord. Niveau baston c'est également vers la fin, celle opposant Hellboy et Krauss contre l'Armée d'Or qui constitue un bel hommage au cases crée par Stan Lee et Jack Kirby en plein milieu des années soixante. On y voit Hellboy bondissant de guerrier en guerrier tout en leurs distribuant grosse patates et pralines monumentales tout en arrachant tête et bras pendant que Krauss, qui a pris possession d'un robot, démastique tout ce qui bouge. Une bien belle interaction qui fait d'Hellboy 2 une des meilleurs représentation filmé du genre avec Les Indestructibles et Spiderman 3. Bref on pourrait décrire pendant des heures, des heures et des heures l'extraordinaire déferlante visuel qu'est Hellboy 2, juste dommage qu'en route Del Toro n'est pas pu rendre le tout plus émouvant, a lui donner plus de profondeur.

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Appaloosa  (Western) posté le dimanche 19 octobre 2008 15:01

d'Ed Harris. USA/2008.

 

C'est paradoxalement au moment de la sortie d'un western que la petite rengaine sur la mort du genre revient presque systématiquement. Il est vrai qu'aujourd'hui le western a presque disparu, ces codes et figures dilués et totalement assimilés par le cinéma d'action contemporain. Impitoyable fut perçu a l'époque comme la pierre tombale d'un genre qui avait vécu ces derniers grands moments vers le milieu des 70's, pourtant le cowboy poussiéreux parcourant les vastes étendues de l'ouest sauvage semble nettement plus teigneux et pugnace que les mauvaises augures avaient pu le prévoir. On est évidemment loin de l'âge d'or du genre ou Hollywood balançait des centaines de westerns sur les écrans pourtant, après les différentes tentatives de rajeunir le genre pendant les 80's et 90's (Young Guns 1 & 2 entre autres), différents réalisateurs sont venue rappeler que le stetson, le colt et les grands espace étaient autant l'affaire d'hommes que les profonds symboles d'une Amérique qui avait réinventé son histoire sous le prisme d'un cinéma aux accents quasi mythologique, donc une page de l'histoire des USA que l'on efface pas comme ça. Appaloosa arrive donc après le sympathique 3H10 pour Yuma de James Mangold, la réactualisation d'un excellent film de Delmer Daves avec lequel le film d'Harris partage de ne pas se situer dans le sillage crépusculaire tracé par Impitoyable ou Mort ou Vif de Sam Raimi. Mais si le film de Mangold est un melting entre les thèmes classiques du genre et des scènes d'action qui doivent beaucoup aux actionneur moderne, Appaloosa semble lui revenir a un schéma classique, plus préoccupé par ces personnages que par ces scènes d'action.

 

 

De prime abord, ce qui étonne c'est la dimension humoristique du film. Virgil Cole et Everett Hitch sont deux shérifs itinérants payés par les contribuables d'une petite ville afin de les protéger des hommes de mains de Randall Bragg, un dangereux bandit. Ce qui distingue en fait Appaloosa de ces prédécesseurs c'est bien cet humour décalé, principalement lié au duo Harris/Mortensen interprétant de solides hommes de loi mais totalement a la cave (surtout Harris en fait) dans leurs relation avec leurs prochain, surtout quand il s'agit de femmes, tout particulièrement le personnage incarné par Zellweger, une cruche un brin nymphomane sautant sur a peut près tout ce qui bouge dont Cole (Harris donc) est assez épris pour se marier avec. Harris semble plus intéressé par les conflit entres les personnages que de les voir s'affronter, le réalisateur prend plaisir a casser/retarder/dévier les scènes attendus pour étendre la connaissance des personnages par le spectateur. Par son aspect mi iconoclaste mi traditionnel et sa peinture vraisemblable de l'ouest américain Appaloosa se rapproche finalement de films comme Juge et Hors la loi de John Huston ou Un Homme nommé Cable Hogue de Sam Peckimpah dont il partage le regard distancié en même temps qu'amusé sur le genre et un goût prononcé pour les personnages truculents. Les deux points forts du film sont clairement son interprétation, les acteurs sont toutes et tous vraiment impeccables avec mention spécial pour un Viggo Mortensen monstrueusement charismatique, et une écriture intelligente qui compense une réalisation certes appliqué, parfois même très belle, souvent tenté par un retour a un certain classicisme mais n'arrive pas a esquiver de part son statisme de petits problèmes de rythme, surtout dans sa dernière partie, qui plombe un film globalement excellent. On peut également regretter une fin vraiment bâclé mais qui a néanmoins le mérite de vouloir se plonger dans les prochaines aventures de nos deux cow boys badass puisqu' Ed Harris a récemment déclaré qu'Appaloosa auraient probablement des suites. Vivement demain !

 

PS: je suis désolé du manque de mise a jour mais je suis actuellement en train de galerer sur le dossier Dracula et la Hammer et dans le même temps de transferrer tout mes articles sur une autre plateforme. Donc l'Enfer aura sous peu une autre adresse

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I Sell the Dead  (News & trailers) posté le vendredi 26 septembre 2008 18:02

 

Surfant sur le succès de Shaun of the Dead, I Sell the Dead se présente comme une nouvelle comédie horrifique lorgnant largement sur le patrimoine horrifique anglo/saxon, les prods Hammer et celles du duo Berman/Baker en tête. Difficile de dire si le premier métrage de Glenn McQuaid tiendra les promesses de son sympathique trailer (il y a du bon comme du moyen), par contre le casting est sûrement le plus cool du moment puisqu'on y retrouvera Ron Perlman, dans le rôle du moine Duffy, venue recevoir l'étrange confession d'un déterreur de cadavres, incarné par l'excellent Dominic Monaghan (le Seigneur des Anneaux, Lost). Angus Scrimm (les Phantasm) viendra également prêter son inquiétante silhouette a l'entreprise. On croise les doigts.

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